Pix: 2e jour de Noa..
Un ptit coucou furtif ou peut être pas, tout dépend de si mon loulou va prolonger son sommeil ou pas.
Bon, j'ai énormément de remerciements à faire, en fait à vous toutes qui êtes régulièrement passées ces jours-ci, merci bcp pour vos félicitations je vous envoie un coeur gros comme ça parce que c'est chou, tous vos ptits coms... oui je vous fait languir, parce qu'on est rentrés que vendredi midi, et que le temps me manque vous vous en doutez.
Alors voilà, à moi de continuer ce que j'avais commencé lundi.. je vous avais laissé avec les nouvelles des dernières heures vécues avant d'accoucher, et je vous assure que je ne me doutais pas que quelques heures après seulement mon baby caramel serait de ce monde. Je reprends donc les news au 6 juillet, 10h24 exactement...
'' j'espère juste pouvoir joindre mon ptit mari vers midi''. ... vous en étiez là: après tout s'est accéleré. Je me décide enfin à prendre ma douche, et surtout à prendre au sérieux peut être, tout ce qui m'arrive. Il est 10h45, je réussi à joindre ma mère qui s'était absentée, je lui raconte le topo entre 2 contractions, celle du moment par exemple durait bien 40 secondes, et s'espaçait à environ 10 minutes d'intervalle tjrs. 11h elle sonne à l'interphone, j'arrive à marcher, je termine ma douche et je fourre quelques trucs de toilette dans ma trousse. On met la télé( et oui, du genre pas affolée quoi !), mais on a du mal à se concentrer sur un programme quelqu'il soit, on cause plutot de mon ressenti et j'm'arrete de parler quand une contraction nouvelle arrive. Debout je les ressens un peu plus mais elles sont supportables même si ça reste une douleur pas commune. Midi moins 10 on appelle mon papa au boulot ma maman n'ayant pas son permis, Dieu merci le taf est à 5 minutes.. il arrive dans un quart d'heure qui me paraitra long le temps de fermer l'entreprise, ça contracte à moins de 10 minutes maintenant. On descend avec les deux sacs sous le bras, je vous avoue que j'arrete pas de me dire à ce moment précis, que mes bagages sont loin d'être complets, mais je me rassure en me disant qu'on aura tjrs moyen de revenir ensuite.
En attendant la voiture dehors en bas de l'immeuble, on croise une de mes voisines et là debout, j'ai une méga contraction que je m'efforce de cacher, on est en pleine rue quand même ! 12h10 le voilà, 12h25 on arrive aux urgences, ça fait tout bizarre.. les dernières minutes en voiture, même les petites secousses au moment des contractions, sont assez dures à supporter.
'' un accouchement en à peine 6 heures, depuis la première contraction, jusqu'à l'arrivée de notre petit poussin''
En gynécologie on me prend de suite, juste le temps de faire un ptit test pipi ça allait j'avais bien bu parce qu'on nous avait qu'il fallait ( !) étant donné qu'après on ne peut plus.. c'est peut etre bien là que je me suis dis que ça y est, j'allais sans doute bientôt accoucher. ! ! !
Bon, on m'osculte dans la même salle d'urgence que je connais, devinez les filles, j'ai des contractions moyennes depuis 3h à tout casser, et je suis ouverte à 4 ! ! j'en reviens trop pas quoi, d'ailleurs j'arrete pas de le dire à ma mère en sortant, sur la route de la chambre, vers la salle de travail quoi.
Le gros stress dans ma tête c'est avant tout que mon chéri n'est pas là, et qu'il ne m'a pas recontacté depuis le message flou que je lui ai laissé vers 11h comme quoi on partait. Dans ce msg il a du rien y comprendre, je lui disais à plusieurs reprises qu'on prenait le chemin de l'hopital sans grande conviction pr controler ce que tout cela voulait dire, c'est tout. Dire qu'à 7h30 ce matin là il m'embrassait encore endormie et on se souhaitait une bonne journée... Là je sais que tout a basculé et que le peut etre n'est plus de rigueur... on va avoir notre bébé dans pas mal d'heures, c'est mon ressenti à ce stade là.
On me pose le monito, qui crépite bizarre et j'suis déçue car on entend pas bcp le c½ur du bébé, le son est tout faible mais j'aurais voulu qu'on augmente la sono quoi ! ! Là j'ai hyper mal quand la douleur se présente, il doit etre 13h, je laisse un nouveau message de panique à mon Doux, il faut qu'il puisse se libérer je prie à fond pour qu'il me contacte au plus vite. J'suis heureuse qu'on ai le droit au portable ça c'est le pied.
Le graphique oscille et fait des pics ça veut tout dire. Je décide d'appeler un collègue de stage de mon homme depuis mon lit (j'avais par bonheur noté à la va vite ce numéro dans l'empressement le matin meme), pour avoir par son biais un numéro où joindre son nouveau patron de son nouveau taf tout frais du matin même. Bref vous avez rien compris c'est normal... c'est un peu la confusion, et là : double appel : c'est mon chéri ! ! ''Viens viiiiitttte' ! ! !' (ça c'est pour résumer notre conversation lol).
Il est déjà 13h15 et je sens que mon corps travaille avec acharnement, en gros je douille. Ma mère descend faire les papiers nécessaires pour démarrer l'analyse, parce qu'on m'a demandé si je voulais la péri j'ai dit 'accessoirement pourquoi pas ( !)' et donc il faut attendre une heure ensuite pour tout commencer. On revient voir mon monitoring, pas drole les données ont été faussées à un moment donné mais bon, ça avance bien d'après ce que je comprends.... même trop bien... je patiente avec ma maman mais c'est très court. 13h30 on me place en salle d'accouchement, ma mère est là, mais il n'y a QUE elle.. pffioou.
13h45 mon Doux arrive, j'suis déjà un peu shootée au masque qui sent la menthe, mais je me rend compte de tout sauf qu'on voit un peu flagada et que ça aide soit disant les contractions à mieux passer. Mouais.
La sage femme prononce la phrase qui me sidère sur place : plus le temps pour la péri, vous êtes dilatée à 9... quoi ? ? ! ?
En l'espace de même pas une heure ? ? ? ? Bah oui, on m'avait déjà posé la perf' et contacté l'anesthésiste, les résultats étaient quasi prêts mais là, va falloir faire sans.
Mon Doux un peu déboussolé de débarquer comme ça, ne comprend rien à ce que je dis dans le masque, mais il a assuré comme un chef, j'étais si heureuse deja qu'il soit là. En fait je ne cesse de lui répéter un peu en sanglots mais sans pleurs (oui bizarre je sais) ceci : ' '' Chéri est ce que je vais vais réussir à tout faire moi même, sans la péri, Chéri, est ce que je vais pouvoir pousser et avoir cette force, Chéri est ce que ça va aller ? ? ? '' ' Bref je suis morte de trouille et les contractions sont si efficaces que je n'en peux plus, elles s'enchainent.
Je suis sur la table d'accouchement quoi, le regard de mon chéri est précis mais je sens qu'il est impressionné, il est à mes cotés, à droite, m'asperge de temps en temps avec le brumisateur et me fait constamment du vent avec l'éventail en bois que j'avais penser à prendre... mon éventail chéri hummm... l'assistante était bluffée par cette idée géniale et efficace j'vous assure.
Je crie que ça commence à pousser et on me demande encore de lever le bas pour me mettre le bassin, une prouesse quand on est paralysée de douleur. On me perce la poche des eaux, il doit etre 14h ou 14h15. J'ai l'impression qu'on me déchire le bas du ventre à chaque minute, je n'ai rien senti dans le dos, le bébé poussait énormément. On m'autorise à pousser, je suis à demi consciente de mes poussées et je pense au cours de prépa : éviter la poussée trop bloquée, respirer du mieux possible, penser à la poussée en soufflant... c'est très dur, mais tout marche du tonnerre, chaque poussée que je décide me rapproche de notre petit, c'est ce que la sage femme me dit, chaque poussée est super efficace car je fait un travail de pro (paraît-il), moi au milieu de tout ça je veux tellement qu'il sorte que je donne tout de moi.. vraiment tout, je sens que tout en bas ça brule, vraiment j'suis au bord du supportable mais je donne tout à mon enfant, soyez pas choquée des détails les filles, c'est magique. Mon amour m'éventaille et accompagne la sf et son assistante en me disant de pousser jusqu'au bout. Je donne mon maximum je le répète, mais c'est long.
J'ai l'impression que la tête ne sortira jamais ! !
Je pousse au moins vingt fois, j'en sais rien en fait. Je me souviens que j'ai les pieds glacés, et effectivement ma circulation sanguine se fait mal, mais bon la sf n'y peut pas grand chose..
On me demande si j'veux toucher les cheveux qui commencent à sortir, oua c'est excellent, à la fois tout doux et ouïe non de quoi bébé est presque là. Je sens la tête passer, enfin, ça n'est pas fini mais c'est déjà un grand grand pas, puis une épaule et la deuxième, ça c'est à peu près ma dernière douleur.... A peine ses ptites fesses sorties Noa a poussé son premier cri à 14h56, de vrais pleurs de 'qu'est ce qui m'arrive ?', c'est le bonheur absolu on me le pose sur moi, avec son ptit bonnet en forme de chaussette, on dirait un stroumpf... grosse larmouillette à l'½il et chéri Doux aussi... il me semble que j'ai dis au moins plein de fois qu'il était trop beau.
On est restés longtemps tous les trois, éblouis.
J'ai réalisé que le papa était arrivé une heure et quart avant la naissance seulement, c'était tellement intense.. Une dernière petite poussée pr expulser le placentas meme pas trois minutes après (elle exagère mais ça c'est du gateau à coté de ce que je venais de vivre !)
Sa température étant assez basse, on a fait du peau à peau mais impossible de vous dire combien de temps.. il avait dû s'arrêter On a même glissé son body et son ptit pyj' sur mon corps, bien au chaud sous la couverture, pr qu'il les porte réchauffés par sa maman. A 18h nous sommes montés pour être tranquilles et savourer notre bonheur, en chambre individuelle...